21 mars

jour 5 ! TW: viol dans dans un livre de fiction !

Jour 5, le début du week-end qui ressemble tant aux autres jours, la pointe d’envie d’en faire moins tout de même. Ce n’est pas le cas, je travaille à mon bureau. Comment dit-on confinement en hébreu ? Ce n’est pas sérieux, tu as du travail. Va dehors, il fait moins beau, reste au chaud, lis Amélie Nothomb ou Virginie Despentes. Hier soir, j’ai été surpris par un passage. Crise de panique : le livre a volé à travers ma chambre. Je lui en ai voulu de transformer un récit macabre en suspense. Trop de morts. Mais là c’était un viol. Despentes est une sociologue : elle décrit un vrai violeur, celui qui sourit à sa victime, tellement sur de lui, sûr d’elle aussi. Un consentement fabriqué. Une relation unilatérale. Un meurtre sans mort. Trop de périphrases diront-ils, pas assez pour en décrire la brutalité, diront-elles.

Je ne vois pas le confinement, je le transforme en chance, en autant de potentialités d’explorer, de continuer mon voyage. La suite demain, au même endroit.